Axe1 : Espaces Naturels

Inscrite au cœur d’un espace naturel et paysager d’exception, Torsac entend contribuer à la préservation de ce patrimoine
collectif et valoriser son image de commune « verte ». Forte de cet atout, la municipalité a construit son projet de dévelop-
pement durable en fonction des nécessités de protection des milieux et habitats naturels présents.

III.1.1              Orientations générales des politiques de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers
et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques

·         Appliquer les mesures règlementaires de protection des sites reconnus (Natura 2000, ZNIEFF,…) ;

·         Pour les boisements et bosquets de taille supérieure ou égale à 1ha nécessitant une autorisation de défrichement
        au titre de l’Arrêté préfectoral du 02 février 2005, il est proposé d’envisager une protection uniquement pour les boisements
        inférieurs à 1ha sous condition que ces derniers aient :
                       §
  Un enjeu paysager (situation sur une ligne de crête, masquant des installations agricoles ou des bâtiments,
                           caractérisant un vallon boisé) ;
                       §
  Un rôle de limitation des ruissellements ou d’érosion des sols ;
                       §
  Un rôle dans la continuité écologique.

·          Un classement en zone naturelle (N) devra être appliqué sur l’ensemble des boisements afin d’interdire toute occupation
         bâtie et toute pression foncière en particulier dans les secteurs identifiés par la Trame Verte et Bleue (TVB) :

§  Sur la partie au Nord de la RD41 :
     §
  Le Bois de la Grande Jette ;
     §
  Les Grands Bois de Courlut ;
     §
  Les Grands Bois ;
     §
  Le Bois de la Grande Borne ;
     §
  Le Bois de la Tonnelle ;
     §
  Le Bois de la Coudre ;
     §
  Le Bois du Barat ;
     §
  Le Bois du Champ des Lauriers ;
     §
  Le Bois du Chataîgner ;

§  Sur la partie au Sud de la RD41 :
      §
  Le Bois de la Litre ;
      §
  Le Bois du Plantier ;
      §
  Le Bois de Loutre ;
      §
  Le Bois de la Faye ;
      §
  Le Bois du Maine Jarry ;
      §
  Le Bois de la Salmonie.

·         Les haies, les alignements d’arbres et les boisements de berges présentant des intérêts écologiques (enjeux diversité
        faunistique et floristique importante, sites de nidification d’espèces à enjeux, continuités écologiques, etc.) et/ou hydrauliques
        forts (enjeux de limitation du ruissellement des eaux pluviales favorisant l’infiltration, de protection des berges contre l’érosion,
        d’épuration des eaux, etc.) doivent également bénéficier d’une protection au titre de l’article L151-23 du Code de 
        l’Urbanisme ;

·         Préserver les réservoirs de biodiversité[1] et maintenir fonctionnel les corridors écologiques[2] de la Trame Verte
        et  Bleue    (TVB) :

                    §
  S’agissant de la trame verte : l’ensemble des boisements de la commune cités ci-dessus (éléments de corridors) ;
                    §
  S’agissant de la trame bleue : La Charreau et les Eaux Claires.

·         Maintenir et reconstituer, dans la mesure du possible, les continuités logiques entre les milieux naturels :
                    §
  Chez Gory / Le Grand Chamoulard (entre les ensembles forestiers et les Eaux Claires) ;
                    §
  Entre le Bois du Maine Jarry et le Bois de la Faye ;
                    §
  Entre les ensembles boisés de la Salmonie et la Charreau ;
                    §
  Entre l’ensemble boisé du Bois de la Faye et le Bois du Plantier ;
                    §
  Entre les ensembles boisés jouxtant les communes voisines.

·         Préserver les zones humides (prairies humides), les mares en proscrivant notamment les travaux de drainage et remblaiement ;

·         Préserver les pelouses et landes calcaires du reste des vallées


[1] Les réservoirs de biodiversité sont constitués par les espaces dans lesquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non menacée, est la plus riche et la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, repos), et où les habitats sont de taille suffisante pour assurer leur fonctionnement. D’une façon générale, les espaces déjà protégés par certaines réglementations ont vocation à intégrer les réservoirs de la trame.

[2] Les corridors écologiques sont les espaces qui assurent les connexions entre les réservoirs, offrant aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Ils peuvent prendre plusieurs formes et n’impliquent pas nécessairement une continuité physique ou des espaces contigus.